Les Maufrines
Une culture riche en plantes messicoles
Carte d'identité
| Localisation | Mérindol (84) |
| Surface | 0,8 ha |
| Type(s) de milieu(x) | Cultures céréalières extensives |
| Statut(s) réglementaire(s) | ENS |
| Statut(s) foncier(s) | Terrains privés |
| Partenaire(s) | Office national des forêts, Parc naturel régional du Luberon, CD 84, Commune de Villars |
| Invervention CEN PACA | Depuis 1994 |
Conditions d’accès
| Accès : les cultures ne sont pas ouvertes à la fréquentation. En revanche, plusieurs randonnées sont possibles depuis le parking de l’ENS.
Réglementation : L’accès au massif forestier est réglementé du 15 juin au 15 septembre. Le parking de l’ENS est un site dérogatoire, il reste donc ouvert sauf en cas de risque extrême. |
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Espèces emblématiques
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Flore : Les Maufrines sont une culture où peuvent y être observées de très nombreuses espèces dites « messicoles ». L’espèce qui a motivé la préservation de cette culture est, en premier lieu, la Garidelle fausse nigelle Nigella nigellastrum, ce site ayant été, pendant longtemps, l’unique station connue en France. Depuis, des inventaires ont permis d’y inventorier une véritable richesse chez les adventices de culture, avec des espèces telles que la Dauphinelle pubescente, la Nielle des blés, l’Ail de Cyrillie, les adonis ou encore la Saponaire des vaches.
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Faune : Ces cultures, gérées extensivement et sans apports de produits de produits (fertilisants, phytosanitaires), créent des conditions favorables pour les invertébrés, certaines espèces étant peu communes. Le site est ainsi riche en individus et espèces de la famille des névroptères (Grand fourmilion, Ascalaphon du midi, Ascalaphe loriot) et en orthoptères, une population de Magicienne dentelée y ayant d’ailleurs été identifiée. Une petite punaise typique des cultures extensive y est aussi présente : le Pentanome de la nigelle, qui consomme la Nigelle de Damas. Enfin, en 2017, une population de Lézard ocellé a été trouvée à proximité de ces cultures, qui constitue ainsi un territoire de chasse pour cette espèce.
Les actions pour préserver le site
Depuis 1998, le site fait l’objet d’une convention avec un agriculteur local afin de maintenir un travail superficiel du sol tous les ans et un semis de cultures biologiques tous les 2 ans. Depuis 2014, la Garidelle fausse nigelle est suivie annuellement au travers d’un protocole scientifique.
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Dernières actus
Un nouveau plan de gestion a été rédigé sur ce site pour la période 2026-2030. Le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur a récemment acquis les financements pour déployer un projet de préservation de la population de Lézard ocellé, qui aboutira à des aménagements en sa faveur et, peut-être, en l’extension de la maîtrise foncière ou d’usage du site.






