Lézard ocellé

Le plus grand lézard d’Europe occidentale

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Le Lézard ocellé est le plus grand lézard de France et d’Europe occidentale. Espèce emblématique des paysages méditerranéens, il est reconnaissable à sa grande taille et aux ocelles bleus caractéristiques présents sur ses flancs. Largement répandu dans le sud de la France, il connaît aujourd’hui une forte régression de ses populations en raison de la disparition et de la fragmentation de ses habitats.
Connaître

Carte d'identité

Nom scientifique Timon lepidus (Daudin, 1802)
Poids 150-350 g
Taille 20-24 cm pour le corps ; 40-70 cm avec la queue
Espérance de vie 6-7 ans (maximum jusqu’à 15 ans)

Répartition et habitat

Le Lézard ocellé est présent dans le sud-ouest de l’Europe : France, Espagne, Portugal et nord-ouest de l’Italie. En France, il occupe principalement les régions méditerranéennes et atlantiques chaudes. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est présent dans les milieux secs et ouverts des départements littoraux et de basse altitude. Il est aussi présent dans le massif alpin sur quelques versants chauds et bien exposés, atteignant 1 400 m d’altitude. L’espèce fréquente les garrigues, pelouses sèches, landes, dunes fixées, lisières forestières, friches et mosaïques agricoles extensives. Elle affectionne particulièrement les milieux chauds, bien ensoleillés et structurés riches en gîtes comme les terriers, pierriers, ronciers, vieux murets et arbres cavités.

Présence de l’espèce sur les sites du Conservatoire

  • Plaine des Maures
  • Crau
  • Massif de la Sainte-Baume
  • Les Maufrines
  • Le Haut-Vallon de la Sénancole
  • Valescure
  • La Roche
  • Les Mourres de Forcalquier

Comment le reconnaître ?

© Joseph Celse

Le Lézard ocellé possède un corps robuste, une tête massive et une longue queue. Les adultes présentent une coloration verte ponctuée de noir, avec des ocelles bleus très visibles sur les flancs, particulièrement marqués chez les mâles.

Les jeunes sont plus discrets, de couleur brunâtre à verdâtre, avec de nombreux motifs clairs et foncés.

Espèce craintive et discrète, le Lézard ocellé fuit rapidement à l’approche d’un danger et se réfugie dans un terrier, sous une pierre ou dans la végétation dense.

Régime alimentaire

Le Lézard ocellé est un prédateur opportuniste. Son alimentation est principalement composée d’insectes et d’autres invertébrés (coléoptères, orthoptères, araignées), mais il peut également consommer de petits vertébrés, des œufs, des fruits et des baies selon les saisons.

Menaces

  • Régression et fragmentation des habitats favorables liées à l’urbanisation et aux infrastructures de transport
  • Fermeture progressive des milieux ouverts par embroussaillement et abandon des pratiques pastorales
  • Intensification agricole et disparition des mosaïques paysagères favorables
  • Mortalités routières importantes
  • Prédation accrue par les animaux domestiques, en particulier les chats
  • Utilisation de pesticides réduisant les ressources alimentaires disponibles

Statut de protection

Le Lézard ocellé est une espèce protégée au niveau national et européen. Il figure sur la liste des reptiles protégés en France et bénéficie également d’une protection au titre de la Convention de Berne.

La destruction, la capture, la perturbation des individus ainsi que la dégradation de leurs habitats sont interdites par la loi.

Agir

Les actions pour le préserver

Timon lepidus © Simon Dérout

Préservation et restauration des habitats ouverts, limitation de leur fragmentation et amélioration des connaissances sur les populations locales.

Le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur coordonne la déclinaison régionale du Plan national d’actions. À ce titre, le Conservatoire participe activement au renforcement des connaissances sur cette espèce (répartition, génétique), conseille et sensibilise les acteurs du territoire qui interagissent avec l’habitat de l’espèce.

Le Conservatoire gère également des sites où l’espèce est présente et veille à préserver son habitat, voire à en renforcer la fonctionnalité.

Des suivis scientifiques sont également réalisés afin d’évaluer l’état des populations et de mieux comprendre les besoins écologiques de l’espèce.