Publié le 2 avril 2026 - Divers

SOS SERPENTS – Restons informés, restons sereins !

Avec le retour des beaux jours, les serpents réapparaissent dans nos jardins et nos paysages. Souvent redoutés à tort, ils jouent pourtant un rôle essentiel dans les écosystèmes. Du simple réflexe à adopter chez soi aux bonnes pratiques d’observation sur le terrain, quelques gestes permettent de mieux cohabiter avec ces espèces protégées.

Que faire face à un serpent dans son jardin ?

Vous avez aperçu un serpent chez vous ? Pas d’inquiétude ! Avec l’arrivée du printemps, il est tout à fait normal d’en croiser, notamment en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Contrairement aux idées reçues, la majorité des espèces présentes ne sont pas dangereuses .

Si besoin, contactez le réseau SOS Serpents. Pour plus d’informations et l’accès aux numéros correspondant à votre département, consultez la page dédiée.
 
Plusieurs associations, dont le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur, assurent une permanence téléphonique pour vous accompagner :
  • Si vous ne parvenez pas à joindre un opérateur, laissez un message en indiquant « SOS Serpents » ainsi que votre commune, vous serez recontacté rapidement.
  • Dans la majorité des cas, une solution peut être trouvée à distance. Si nécessaire, un intervenant peut se déplacer pour sécuriser la situation et déplacer l’animal.
  • Pensez à envoyer une photo : cela facilite grandement l’identification et la prise en charge.

En attendant, rappelez-vous :

  • La présence de serpents, en ville comme à la campagne, est naturelle.
  • Ce sont des animaux discrets et craintifs, qui préfèrent fuir.
  • Tous les reptiles en France sont protégés par la loi (arrêté du 8 janvier 2021).
  • 1 espèce sur 5 est aujourd’hui menacée de disparition.

Protégeons-les et adoptons les bons réflexes !


Observer sans déranger : un enjeu partagé

Ces conseils du quotidien s’inscrivent dans une réalité plus large, la préservation des reptiles dépend aussi de nos comportements sur le terrain. Le Conservatoire d’espaces naturels Provence-Alpes-Côte d’Azur relaie ainsi une alerte de l’Office français de la biodiversité concernant le dérangement d’espèces sensibles comme la Vipère d’Orsini.

Sur certains sites, notamment le mont Serein et la montagne de Lure, des dérangements répétés liés à des pratiques photographiques ou naturalistes ont été constatés. La manipulation des animaux ou le retournement de pierres, même sans mauvaise intention, peuvent fortement impacter ces populations fragiles et sont interdits. Des contrôles récents ont d’ailleurs conduit à la verbalisation de plusieurs personnes.

La recherche active d’espèces rares demande une attention particulière. Observer sans manipuler, respecter les habitats et limiter le dérangement, des gestes essentiels pour permettre à cette faune discrète de continuer à vivre… souvent tout près de nous.